
Lorsque, étudiants, nous travaillions l'été
à l'usine Löwenbräu de Munich, nous logions au foyer de la Kellerstrasse avec
des travailleurs immigrés yougoslaves, grecs ou turcs. La ville a été reconstruite
après-guerre, à l'exception de cet immeuble vétuste.
Je me souviens d'un immigré yougoslave (peut-être celui de la photo), dont le
vocabulaire allemand se limitait à : essen, schlafen, gut...
J'avais au moins un point commun avec lui : je le retrouvais à la gare, passant
son temps à
regarder les trains, peut-être en rêvant du pays natal.
Finalement, étranger, et étranger à soi-même.